| 40 ans Jésus-Ouvrier |
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1968 - 2008 L'église Jésus-Ouvrier à Leffrinckoucke a 40 ans
L'église Jésus-Ouvrier de Leffrinckoucke a fêté ses 40 ans Un peu d’histoire Que de chemin parcouru depuis les années 30 du siècle dernier. A l’époque l’évolution de la population passant de 460 habitants en 1911 à 1436 en 1930 avait été plus que triplée par la venue de l’Usine des Dunes et le développement des activités balnéaires. Le seul lieu de culte de l’époque se situait au village berceau de la commune et contraignait les fidèles des quartiers Plage, Gare et Dunes à parcourir plus de quatre kilomètres pour participer à la vie de la paroisse. Lors d’une première tentative, l’abbé Paul Houvenagel avait projeté sans succès de récupérer le baraquement communal « Ecole Mairie » en bois et désaffecté pour en faire une chapelle. En 1934 grâce à l’action de la Troupe des Routiers des Scouts de France « Capitaine de Bournazel » de Dunkerque la veillée de Noël et la messe de minuit purent se dérouler avec l’accord de l’Evêché dans un local, ancien chai à vin, annexe de la coopérative appartenant à l’Usine des Dunes. Cette salle entrée en service en 1928 avait entre temps servi de salle de bals et de fêtes elle avait été remise en état par la troupe des scouts, et se situait à l’angle des rues du 1er mai et des Anciens Combattants où a été construit un immeuble Avant de donner son accord, l’Evêché avait dépêché un émissaire afin de constater le sérieux de l’affaire. En 1935 Le local était aménagé en chapelle dite de la « Cité de la gare » ceci grâce aux dons et à la participation enthousiaste de la population, construction de la chaire, de l’autel, du banc de communion, ainsi que l’achat des statues et du mobilier pour le culte. Elle permit en cette année là d’accueillir la première Communion solennelle et la seconde veillée de Noël avec crèche vivante et feu de camp. La seconde guerre mondiale devait donner une importance particulière à ce lieu de culte. En effet, l’église Sainte-Catherine située au village et datant du 17ème siècle représentant pour l’occupant, de par son clocher, un point géodésique important, fut détruite en 1944 ainsi que le presbytère. Dés le retour de l’exode la chapelle servit de lieu de culte pour l’ensemble de la commune, elle fut décorée à cette époque par un prisonnier allemand. Pendant de nombreuses années, ce sanctuaire provisoire a rempli sa mission mais il s’avéra très vite exigu avec l’accroissement régulier de la population et en particulier de la jeunesse, un exemple; le nombre des Premiers Communiants qui avoisinait la vingtaine en 1940 atteignait la centaine en 1968. L’abbé Cowez curé de l’époque logeait dans un baraquement sur la route du village prés de l’actuel « Tir à l’Arc », servant de presbytère ce dernier fut déplacé par la suite dans une maison route du pont. Début 1948 à l’initiative de l’abbé Léonce Allaeys, la chapelle fut dédiée à Jésus-Ouvrier en hommage à la population ouvrière laborieuse et à la jeunesse de Leffrinckoucke. A cette occasion une statue en bois massif fut acquise En 1950 une chorale paroissiale est créée. Par ordonnance de son Eminence le Cardinal Liénart la chapelle devint Centre Paroissial à compter du 21 décembre 1958 jour de l’installation du nouveau curé l’abbé Henri Claerebout. A cette date la juridiction de la paroisse s’étendait de la mer au canal de Furnes. La paroisse Ste Catherine fut rattachée à la paroisse Saint Amand d’Uxem En 1960, le 15 mai, sous l’impulsion du nouveau curé, fut inaugurée la salle paroissiale, bâtiment en bois récupéré démonté et patiemment remonté par les jeunes de la JOC En mai 1965, la nouvelle équipe municipale décide d’entamer le processus de reconstruction de l’église du village et son transfert vers le centre de la commune. Cette décision n’a pas été sans rencontrer des difficultés en particulier, le besoin et la nécessité d’un lieu de culte, son positionnement, ce qui fut administrativement possible suite à la création en 1958 de la paroisse Jésus- Ouvrier son nouvel emplacement fut alors proposé. De plus les habitants du village ne possédant qu’un bâtiment provisoire comme lieu de culte ne voulaient pas de ce transfert mais surtout refusaient de se dessaisir de la cloche de l’église qu’ils avaient subtilisé à l’occupant. Après de longues discussions il fut décidé d’ériger un mémorial sur le lieu de l’ancienne église et d’y intégrer la cloche datant de 1700, par la suite fut réalisé un oratoire dédié à Sainte Catherine. Le temps pressait, sachant que le risque de forclusion était proche et que la dépréciation financière liée aux 15 années de retard était conséquente. Il fallait également envisager des fondations spéciales liées au site dunaire. Tous ces aléas ne permettaient que la reconstruction de l’édifice nu, sans le presbytère ni les aménagements intérieurs. Le permis de construire obtenu en décembre 1965, l’autorisation des pouvoirs publics en janvier 1966 et l’accord de la population du village autorisaient la concrétisation de la construction
La Fraternité-Ouvrière C’est alors qu’intervint la « Fraternité Ouvrière » Cette association d’Education Populaire créée à l’initiative de l’abbé Claerebout regroupait à l’époque 10 personnes qui s’étaient données pour objectif statutaires de générer des loisirs de généraliser la culture et la bienfaisance pour les nombreux jeunes qui n’étaient pas adeptes des seules activités sportives existant sur la commune. Pour financer les différentes actions il fut décidé de faire une fête populaire, la première « kermesse » eut lieu en mai 1964 dans des conditions très précaires. En 1965, apprenant les conditions de reconstruction de l’église ; le groupe considéra que l’absence de presbytère donc de prêtre résidant était inacceptable. Les plus hautes instances du culte furent consultées. Devant le refus de l’évêché de prendre en charge celui-ci les responsables se sont alors engagés à rembourser sur vingt années la construction de ce qui est actuellement la maison paroissiale tout en assurant l’aménagement de la future église. Pour ce faire il fallait mettre les « bouchées doubles ». Le développement et la taille des kermesses furent spectaculaires, de la petite salle démontable de 200 m2 en 1966 il fallut passer à 450 m2 en 1969 pour finir avec un chapiteau de 1200 m2 en 1973 et les années suivantes où entretemps l’utilisation de la salle de sport Henri Vanhille. La construction de la salle de « La Poudrière » permit dés 1983 d’utiliser des locaux en dur, cette fête était toujours complétée par un ensemble de stands : Tir, fléchettes, loteries diverses pour jeunes et adultes. 1972 voit la naissance du restaurant « Au bon accueil ». Une troupe locale « Les Gateuls » animait les deux soirées annuelles grâce à une équipe d’hommes et de femmes qui toute l’année préparaient le spectacle en particulier le thème et les costumes adaptés, le tout en parfaite autarcie et toujours accompagné d’un orchestre local réputé. Plus de 100 personnes membres temporaires de l’association venues de tous horizons participaient aux travaux de montage, d’aménagement, et de démontage pendant prés d’une semaine le tout bénévolement dans une ambiance conviviale. La dernière « Kermesse du Printemps », bien nommée et réputée dans toute l’agglomération, eut lieu en 1997, 34 ans s’étaient écoulés. L’association dont il ne reste actuellement que deux membres fondateurs avait rempli la mission qu’elle s’était fixée en 1965: rembourser le capital et les intérêts de la construction du presbytère et assurer l’aménagement et la décoration de la nouvelle église. Entre temps les objectifs premiers qui avaient été laissés en attente furent réalisés en grande partie par les municipalités successives (Halte garderie, Bibliothèque, Chorale, Colonies de vacances etc.) Dans ce contexte positif, l’association a prévu de cesser son activité en 2008 soit 48 ans après sa naissance et 40 ans après l’inauguration de l’Eglise Jésus-Ouvrier, fière d’avoir fédéré autant de bonnes volontés pendant presque un demi siècle d’enthousiasme
La reconstruction Revenons en 1965. L’évêché ayant donné son accord sur le lieu, l’équipe municipale confie le projet à l’architecte Marcel Sezille. C’est la première église qu’il construit. Il se fait un point d’honneur de la réaliser suivant les directives du Concile Vatican 2. Elle rappelle la forme des ateliers d’Aciérie proches dont l’implantation en 1912 est à l’origine de l’essor de la commune. La forme, le choix des couleurs sont judicieux. L’intérieur est sobre tout en étant spacieux et chaleureux. Le soleil au travers des vitraux œuvre du Maitre Verrier Blanchet apporte à certaines heures sur le chemin de croix les couleurs mystiques voulues par l’auteur.
Le presbytère fut construit simultanément. L’inauguration de l’ensemble et la consécration de l’église par Monseigneur Gand Evêque de Lille eurent lieu le dimanche 12 mai 1968 en présence des anciens curés de la paroisse. Cette cérémonie marquait l’aboutissement d’une attente de 23 ans. Son coût s’était élevé à 420 000 Francs de l’époque. La commune avait pris en charge l’aménagement du parvis; la Fraternité Ouvrière les aménagements intérieurs la décoration et le mobilier. Il fallut attendre le 24 mai 1979, jour de l’Ascension pour assister à la bénédiction par le Chanoine Delepoulle, Archiprêtre de Dunkerque, des cloches installées dans le clocher lors de la construction mais restées muettes faute de motorisation. Elles provenaient d’Algérie et de la Marne et furent financées par la commune et la « Fraternité Ouvrière ». Le 5 octobre 1986 était célébré le cinquantième anniversaire de la paroisse Il est toujours utile de se souvenir des vœux émis lors de cette inauguration, ils sont toujours d’actualité. Rappelons ici les paroles extraites du discours d’Alphonse Le Floch, Maire de l’époque, qui, à propos de cette église la décrivait, comme « toute entière dédiée par son appellation, son architecture, ses œuvres d’art, en hommage au travail et à notre laborieuse commune… » Et celles de l’homélie de monseigneur Gand Evêque de Lille qui concluait « Que cette Eglise consacrée à Jésus-Ouvrier rappelle toujours la noblesse et la grandeur du travail. Que sa présence ici soit vraiment un lien entre tous les hommes de cette commune et que tous travaillent à l’Unité… »
Avançons ensemble vers son 50ème anniversaire !!!
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